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LA BELGIQUE CONFRONTEE A L’ISLAMISME RADICAL

L’islamisme radical ne connaît pas de frontière en Europe, se répand partout, tisse ses réseaux, prospère à l’ombre de certaines Mosquées transformées en foyer de propagande, se concentre dans des métropoles investies par des flux migratoires incontrôlés devenues des sanctuaires et des viviers pour le recrutement de Djihadistes. La Belgique qui peine à maîtriser la progression de ce phénomène sur son sol est en passe de devenir l’une des places logistiques les plus importantes d’Al Qaeda en Europe. Une réalité inquiétante que la récente arrestation en Italie de deux terroristes d’origine française, dont le parcours initiatique commence à Bruxelles dans les années 90, vient de mettre en lumière.

Des activistes sous pression, mais libres.

Deux ressortissants français condamnés à purger des peines de prison à Bari en Italie pour avoir tenter en novembre dernier de faire passer à bord de leur camping car des immigrés clandestins en Italie, appartenaient aussi à une cellule terroriste liée à Al-Qaïda a-t-on appris récemment. Les deux hommes, [1]Bassan Ayachi, un franco syrien de 62 ans et [2]Raphaël Gendron un informaticien français de 32 ans, animaient une filière de recrutement de volontaires pour le djihad en Afghanistan et en Irak et projetaient d’après l’instruction en cours « d’organiser des attentats terroristes et des actions de guérilla » en France et en Angleterre. C’est ce que les enquêteurs ont appris après avoir analysé le contenu des CD, DVD, et clefs USB saisis à Bari et obtenus de la DR3, la police judiciaire fédérale de Bruxelles, des renseignements allant dans ce sens. L’hypothèse qu’un attentat contre l’Aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle faisait partie de leurs projets a même été évoqué. Michèle Alliot Marie, la Ministre de l’intérieur, interrogée à l’Assemblée nationale à ce sujet s’est voulue pour sa part rassurante en minimisant la menace évoquée par les autorités italiennes en déclarant que « Les individus en question sont connus pour des opérations de propagande, de recrutement, également d’appartenance à des filières. Pour autant je puis vous indiquer que nous n’avons aucun élément nous permettant de penser sérieusement à une menace d’attentat sur Roissy ». Au-delà des certitudes affichées par notre Ministre de l’intérieur, une question reste malgré tout posée. Comment se fait-il que des individus au passé aussi potentiellement dangereux puissent circuler en toute liberté sur le sol de notre continent, avant de se faire arrêter par la police dans des circonstances où le hasard semblerait avoir joué un rôle déterminant. Le « Cheik Bassan » et son complice étaient effectivement archi connus en Belgique pour la violence de leurs discours anti occidentaux. Or aucune action en justice n’était parvenue à faire taire la voix de ces « prêcheurs de haine », le premier s’étant pourtant particulièrement distingué dans ce domaine. Dés son arrivée en Belgique en 1992, le franco syrien s’installe dans le quartier de Molenbeek-Saint-Jean de Bruxelles, réputé pour abriter une communauté musulmane repliée sur elle-même. Au 45 de la rue Vanderdussen, la petite salle de prière Al-Wa’î, proche du Parti de la Libération islamique (PLI), le Hezb Tahir Al Islami, résonne de ses discours enflammés contre les occidentaux suscitant autour de sa personne un fort courant de sympathie auprès de nombreux jeunes en quête d’identité. Immergé comme un poisson dans l’eau dans ce quartier à forte concentration immigrée de Molenbeek rebaptisé « Le petit Maroc belge », son charisme lui permet de prendre la tête d’associations comme la jeunesse bruxelloise sans frontières puis en 1996 celle de l’Association culturelle et de solidarité. Ayachi organise des camps dans les Ardennes, y fait office d’aumônier et poursuit son travail d’endoctrinement pro islamiste n’hésitant pas à prendre ouvertement fait et cause pour les membres du « réseau Zaoui » soupçonnés d’avoir fourni une aide logistique au Groupe islamique armé algérien le GIA, auteur de nombreux attentats. Ces camps de formation doctrinale étaient aussi des camps de formation paramilitaire d’après les rumeurs qui circulent à l’époque. Le 9 septembre 2001 les tunisiens Abdessatar Dahmane et Baraoui El-Ouaer, recrutés en Belgique pour assassiner le Comandant Massoud, le chef de la résistance afghane opposée à Ben Laden, accomplissent leur mission avec succès. Or apprend- on quelque temps plus tard, les deux candidats au suicide fréquentaient assidument la mouvance du centre islamiste belge qu’Ayachi animait à Molenbeek, rue Vanderkindere. Ayachi s’est toujours défendu d’avoir eu connaissance de ce projet d’assassinat, malgré l’amitié qui le liait à la famille Dahamane, puisque c’est lui qui avait présenté à ce dernier celle qui devait devenir son épouse, la belgo marocaine Malika el-Aroud. Bassam Ayachi pratiquait aussi la magie traditionnelle musulmane et arrangeait des mariages entre salafistes afin de consolider les liens unissant les membres de cette communauté.

La pasionaria du salafisme belge

Après la mort de son mari tué par les gardes du corps du « Lion du Panshir », la belgo marocaine ne tardera pas à démontrer qu’elle n’avait pas seulement épousé l’homme mais aussi le fanatisme qui l’animait. Expulsée d’Afghanistan après la chute des talibans, la veuve de l’assassin du Commandant Massoud se retrouve en Belgique à la demande des autorités belges qui pensent pouvoir lui soutirer des renseignements sur les réseaux islamistes implantés en Belgique. Erreur, le prestige que lui confère son statut de « veuve de martyre » auprès des salafistes belges raffermit au contraire ses convictions à tel point qu’elle en devient l’égérie. La justice belge ne trouvant rien à lui reprocher s’agissant de sa participation présumée à l’assassinat du commandant Massoud ni démontré sa complicité présumée avec le tunisien NizarTrabelsi désigné par Al Qaeda pour commettre un attentat suicide contre des soldats américains basés en Belgique, le tribunal correctionnel de Bruxelles ordonne en 2003 son acquittement. La clémence du tribunal ne l’empêche pas une fois libre de collecter des fonds pour améliorer l’ordinaire de Nizar Trabelsi incarcéré à la prison de Latin. Sa rencontre en Suisse avec un extrémiste musulman, le tunisien Moez Garsallaoui, âgé de 39 ans se conclu par un mariage. Son activisme de propagandiste loin de désarmer redouble au contraire de vigueur, au point qu’elle se retrouve à la barre des accusés pour s’être répandue sur des sites Internet en propos apologétiques de la violence assortis de conseils pour fabriquer des explosifs. Condamnée à six mois de prison avec sursis, la pasionaria salafiste regagne la Belgique et son quartier Molenbeek de Bruxelles. En décembre 2008, dans le cadre d’une vaste enquête menée dans les milieux proches d’Al Qaeda, la police procède à Liège et à Bruxelles à l’arrestation de 14 personnes, avec la conviction d’avoir empêcher l’une d’entre elle de commettre un attentat suicide. Malika El-Aroud et cinq autres comparses sont placés en détention préventive, inculpés d’appartenance à une organisation terroriste. Leur procès se déroule actuellement en Belgique, coïncidant avec l’arrestation des deux autres prêcheurs de haines convertis au terrorisme d’après le service central de lutte antiterroriste italien. La capacité de nuisance de tous ces extrémistes semble donc avoir été vaincue par la police, mais pour trois arrestations, combien d’apprentis terroristes ne restent-ils pas tapis dans l’ombre, combien de cellules en sommeil ne s’apprêtent elles pas à passer à l’action. En Belgique comme ailleurs, la tolérance de nos gouvernants envers le fondamentalisme islamiste qui s’enracine en Europe et que beaucoup par démagogie refusent d’identifier comme tel, est en grande partie responsable de l’insécurité que les apôtre de la violence anti occidentale y font régner. Au mois d’avril 2004, le Sénateur du Vlaams Belang, Yves Buysse n’hésitait pas quant à lui, à imputer au laxisme des autorités belges la dégradation que son pays confronté à la montée de l’islamisme, connaissait en termes de sécurité. Le constat était accablant et préfigurait déjà les évolutions à venir. Il mérite en cela d’être lu in extenso (1).

(1) http://www.senate.be/www/?MIval=/Re…


Notes

[1] Bassam Ayachi, s’est établi au début des années 1990 à Molenbeek-Saint-Jean. Il tenait un discours radical. Il a fréquenté le Tunisien Abdessatar Dahmane, parti de Belgique en Afghanistan pour commettre, le 9 septembre 2001, avec une autre personne venue de Belgique, un attentat suicide contre le commandant afghan Massoud. Bassam Ayachi avait notamment présenté à Dahmane la femme qui deviendra son épouse, Malika El Aroud, qui fait à nouveau l’objet d’une instruction en Belgique pour terrorisme. Bassam Ayachi aurait également “béni” d’autres mariages dans la mouvance islamique radicale.

[2] Raphaël Gendron est également très connu en Belgique. Il a été condamné en janvier – avec Abdel Rahman Ayachi, fils de Bassam Ayachi – par la Cour d’appel pour incitation à la haine raciale à 2.000 euros d’amende. Les faits avaient été commis alors qu’ils étaient responsables du site internet du Centre islamique belge, assabyle.com. Ils avaient été acquittés de négationnisme. Les faits pour lesquels les deux hommes avaient été condamnés avaient trait à un texte intitulé “La fin du peuple d’Israël”, diffusé sur assabyle.com. Les Juifs y étaient qualifiés de “mécréants, ennemis, corrompus, maudits, rebelles, ambitieux, sournois, indignes, lâches (…) des singes et des porcs”.

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